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Digital Medical Education

Le Blog de Yann Colardelle


L’avènement de l’internet a fait entrer la formation médicale continue dans une nouvelle ère.
La « Digital Medical Education » ou formation médicale online est ainsi officiellement née.

Formation Médicale Continue (FMC) aux Etats-Unis : le financement industriel en déclin

Publié le 15 avril 2012 par Yann Colardelle | CME

Le New England Journal of Medicine a publié le 22 Mars 2012 un article très intéressant sur le financement de la Formation Médicale Continue (FMC)  aux Etats-Unis : Industry Support of CME — Are We at the Tipping Point?

Cet article met en lumière la transformation qu’a connue le secteur du CME depuis les années 1980. Sous la pression des régulateurs, la formation médicale continue des médecins (- Continuing medical education – CME), financée et influencée ouvertement par l’industrie pharmaceutique, s’est transformée. La déclaration et la résolution des conflits d’intérêts ont  d’abord contribué à une plus grande transparence du système. Malgré ces restrictions, le financement du CME par l’industrie a considérablement augmenté entre 1998 et 2007 passant de 300 millions de dollars à 1,2 milliards de dollars par an. Mais comme le note l’article, depuis 2007, le volume des financements émanant de l’industrie dans la CME est en déclin : – 30% entre 2007 et 2010.

Quelles en sont les causes ? Peut-être les difficultés économiques de l’industrie pharmaceutique qui connait une grave crise structurelle avec des marges en régression. Mais aussi les conséquences du « sunshine act »  et de décisions drastiques des autorités professionnelles. Désormais, on envisage concrètement  la fin du financement de la formation médicale  continue par l’industrie pharmaceutique. Certaines grandes universités américaines ont déjà pris des dispositions dans ce sens.  80% des programmes CME en 2010 n’ont reçu aucun financement de l’industrie.Quelles sont les conséquences de cette évolution ? Certains partisans du financement par l’industrie pointent du doigt la baisse en qualité des formations accréditantes. D’autres estiment que moins de dépenses en logistique, voyages et autres ne signifient pas automatiquement une formation moins efficace : la formation individualisée en ligne par exemple peut être un complément intéressant.

Cet article met parfaitement en relief l’évolution récente de la Medical Education aux USA. Il laisse cependant de coté une question fondamentale : les médecins seront-ils disposés à contribuer financièrement à leur propre formation ?

Yann Colardelle


Faut il inviter des People pour faire parler d’une pathologie ? Quand Liza Swayze vient parler de la perte de poids et du cancer du pancréas.

Publié le 12 décembre 2011 par Yann Colardelle | Éducation

Je prépare actuellement le 6ème congrès international de la Society on Sarcopenia, Cachexia and Wasting Disorders (SCWD) qui se tiendra à Milan, Italie du 8 au 10 Décembre 2011. Voir l’article publié à ce sujet dans le quotidien Libero ce mardi 13 décembre 2011 (PDF).

Voir www.cachexia.org

Plus de 400 participants de 25 pays feront le point sur la cachexie, la sarcopénie et les syndromes associés. Quelques 60 experts internationaux présenteront les dernières avancées en matière de recherche et de prise en charge des patients.

Devant la difficulté à mobiliser les médecins et les patients face à un syndrome transversal à plusieurs pathologies, je m’interroge sur la capacité du digital à bouleverser ces codes rigides.
Voilà un rappel des faits : La cachexie est une altération de l’état général et se caractérise notamment par une perte de poids, combinée à une atrophie musculaire et une fatigue généralisée. La cachexie est un syndrome associé à de nombreuses pathologies comme le cancer, des maladies chroniques : BPCO, insuffisance cardiaque, insuffisance hépatique, insuffisance rénale, certaines maladies infectieuses (par exemple la tuberculose et le SIDA), ou certaines maladies auto-immunes.

Un effort important de recherche internationale est catalysée au niveau international par la SCWD.
Cependant le problème reste largement méconnu : on estime que 50% des patients cancéreux en souffrent.
Certes, il n’existe pas de traitement médicamenteux approuvé, seule la nutrition contribue à améliorer la qualité de la vie.
Comment faire attirer l’attention des pouvoirs publics, des médias, de la communauté médicale sur un syndrome périphérique aux sujets plus médicalement nobles que sont la tumeur ou l’insuffisance cardiaque ?

Pour la première fois de sa courte histoire, la Society on Sarcopenia, Cachexia and Wasting disorders a organisé un « Cancer Cachexia Awareness dinner » le 9 décembre 2011. L’invité d’honneur sera Mme Lisa Niemi Swayze, l’épouse de Patrick Swayze. Elle partagera avec les assistants son expérience et l’impact de cachexie liée au cancer du pancréas dont a souffert son mari.
Est-ce que la medical education doit aujourd’hui faire appel à des personnalités pour faire passer ses messages ? Faut-il créer le buzz sur youtube avec des videos de personnalités ?

Partagez votre expérience, ça m’intéresse !

Yann Colardelle


Transfusions sanguines et énergie nucléaire : quand la France nage en plein obscurantisme

Publié le 12 décembre 2011 par Yann Colardelle | Éducation

Force est de constater qu’en France, patrie des droits de l’homme et des Lumières, on ne peut pas parler de tout. Il y a des sujets tabous, des sujets qui fâchent gravement et qui vous clouent au pilori de la 1ère page Google si vous osez les aborder.
En voyant les écologistes se faire lyncher sur le sujet nucléaire, j’ai compris. Impossible de remettre en cause les certitudes du Nucléaire français, c’est un no man’s land intellectuel.
Alors même que d’autres pays européens crédibles prennent des positions diamétralement opposés dans ce domaine important, la France campe sur ses certitudes.
Fukushima ou pas, on met les scellés et rien de doit ni ne peut être discuté.

Cela m’a rappelé ma propre expérience en matière d’éducation médicale. Depuis plus de 15 ans, des pays développés ont remis en cause le dogme de la Transfusion sanguine comme Saint Graal en matière de traitement de l’anémie chronique, en soins intensifs, en péri chirurgie, en gynécologie, etc. La communauté scientifique hors de France s’est largement interrogée sur les moyens de limiter les pertes sanguines lors de certains actes chirurgicaux (hanches, genoux, etc.), et de diminuer le recours systématique à la transfusion sanguine. La baisse des dons de sang, le vieillissement de la population, la disponibilité de stratégie thérapeutiques efficaces, une prise en compte plus poussée des droits des patients ont catalysé ce processus et accéléré la recherche.
Des études sérieuses ont été publiées dans les journaux scientifiques crédibles et des associations académiques ont été créées en Europe (Network for Advancement of Transfusion Alternatives – NATA voir www.nata.org) et aux Etats Unis (Society for the Advanced Blood Management – SABM voir www.sabm.org) pour favoriser la recherche et l’éducation.

Des laboratoires internationaux ont financé des initiatives éducatives dans ce domaine. Pour en citer quelques unes : Johnson&Johnson, Amgen, Bayer, Viforpharma, Fresenius-Kabi… L’érythropoïétine ou le fer IV ont largement fait la preuve de leur utilité.
Or, que constate l’observateur impartial ? Qu’il est impossible de s’impliquer dans cette réflexion en France sans tomber dans l’hystérie et la calomnie. Sous prétexte que certains groupes religieux refusent la transfusion sanguine (notamment les Témoins de Jéhovah), est ce que cela implique que le sujet ne doit pas être discuté ? Et ce malgré le Fukushima que constitue le scandale du sang contaminé ? Alors que certains pays comme l’Australie mettent en place des politiques restrictives en matière d’utilisation des produits dérivés du sang, en France c’est rideau, rien à voir, passe ton chemin.
Malheur à ceux qui comme moi ont développé des programmes éducatifs sur ce sujet : ils roulent pour les sectes, c’est évident !!!
Je m’élève contre ces ragots du net qui annihile l’examen impartial des données scientifiques disponibles.
Laissons l’espace libre à un débat dépassionné sur le nucléaire et sur tout le reste ! A l’heure des restrictions budgétaires, la réalité économique mettra au grand jour le coût de toutes ces filières soit disant efficace que sont l’industrie nucléaire et le commerce des produits sanguins. Prises dans leur totalité (cycle de production, collecte, stockage, transports, etc.) elles nous réservent de belles surprises qu’un pays éclairé doit regarder en face.

Yann Colardelle


Les Serious Games (jeux sérieux), quel rôle dans la formation des médecins ?

Publié le 14 octobre 2011 par Yann Colardelle | Éducation

Le projet a mis longtemps à murir et surtout à recueillir tous les « approvals » des services concernés : juridique, réglementaire, médical, etc
Mais ça y est, le projet est lancé ! Un vrai « serious game » à destination des médecins généralistes et spécialistes.

L’ambition est grande :

- pas de concession sur la qualité scientifique du contenu, qui doit être validé par un expert reconnu internationalement.
- pas de concession sur la qualité « gaming » du jeu, qui doit faire appel à des techniques graphiques avancées et à tous les ressorts possibles pour stimuler le potentiel d’apprentissage du médecin. Des situations de jeux seront modélisées avec de la 3D, des stimuli multi supports, etc.
Certes, le sujet s’y prête et nul doute que les médecins seront impatients de découvrir comment une révolution thérapeutique peut impacter leur pratique clinique et améliorer la prise en charge des patients. Un terrain de jeu sur lequel il n’y pas eu d’innovation pendant presque 40 ans est sans doute favorable.

Néanmoins, des questions se posent, et notamment le degré d’appétence des médecins pour ce type de mode d’apprentissage.
Plusieurs obstacles se dressent sur la route du succès, et notamment :
- l’emploi du temps très chargé des médecins, qui leur laisse peu de temps pour apprendre et jouer
- l’âge moyen des médecins, qui est plus élevé que celui du cœur de cible des gamers….
- l’équipement informatique à l’hôpital et les barrières de sécurité
- enfin, peut on vraiment réaliser le même jeu pour des médecins généralistes et spécialistes ?

Néanmoins, le jeu et le « story telling » figurent parmi les plus anciennes formes d’éducation et de formation.

J’espère que ce  « Serious game » démontrera que des innovations sont possibles dans la « digital medical education » et que les médecins sont réceptifs aux jeux sérieux.


Une étude de cas intéressante avec Medscape

Publié le 19 août 2011 par Yann Colardelle | Digital

Depuis début juin, un programme éducationnel sur les problèmes du métabolisme associés au diabète
et en particulier la dyslipidémie. Les dyslipidémies sont des anomalies du métabolisme des graisses, avec une augmentation anormale des lipides dans le sang, en particulier du HDL-cholestérol.

Ce programme est en ligne sur Medscape. Son thème est : « The macrovascular benefits of
optimizing diabetic dyslipidemia ». Cette activité est accréditée et l’audience vise est constituée de
cardiologistes, diabetologues/endocrinologistes et de médecins généralistes. Le programme est
disponible sous le lien : http://www.theheart.org/article/1198669.do

2 mois après la mise en ligne, les stats sont impressionnantes :

• Plus de 3700 « readers » ou lecteurs du programme

• Plus de 5000 consultations du programme

• Près de 800 demandes de certificats CME (Continuing Medical Education – formation
continue médicale)

La distribution géographique par pays est intéressante. Pour mémoire, la cible est « hors USA ».
Comme on pouvait s’y attendre le Canada arrive en 1er. Mais l’Espagne, l’Italie, le Portugal suivent de
près ce qui est étonnant pour des pays latins pour lesquels l’anglais n’est pas la langue privilégiée.
Les pays émergents : Inde, Brésil, etc sont aussi réactifs sur ce projet.

La France n’apparait pas dans le Top 10. C’est moins étonnant !
Les KPI (indicateurs clés de performance) de cette activité éducative sont en court d’évaluation.
Néanmoins, on peut déjà affirmer que ce plan de « digital medical education » est un succès.

Yann Colardelle


L’ éducation médicale pour une société savante internationale, le cas de l’ESC

Publié le 23 mai 2011 par Yann Colardelle | Médical

Le 21 Mai à Gothenburg en Suède a eu lieu la réunion du Online Education Committee, de la Heart Failure Association (HFA), membre de l’European Society of Cardiology (ESC).

Cette réunion a été présidée par le Prof. Ponikowski et le Prof. Anker .  Invité en tant que membre du Online education committee,  cela me donne l’opportunité de revenir sur la genèse de ce projet.

La Société Européenne de Cardiologie a un plan ambitieux d’éducation online. Le succès de ses initiatives « live », ne l’a pas dissuadée de développer un plan audacieux de « Digital Medical Education ».

La réflexion menée par l’ESC s’est étendue sur une période de temps que l’on pourrait jugée longue au regard de l’instantanéité de la technologie moderne. On parle ici d’une réflexion de plusieurs années…

Pourquoi un tel délai de gestation dans une structure aussi bien organisée et managée ? Il faut croire que le modèle de l’éducation online ne trouve pas de résonance immédiate chez les leaders d’opinions qui dirigent les grandes associations scientifiques.
Pour les fameux KOLs (Key Opnion Leaders), le web est soit un outil de travail limité à quelques fonctionnalités (emails, pubmed..) soit un mal nécessaire.

Ensuite le statut presque fédéral de l’ESC avec ses 5 associations ne facilite pas les prises de décision rapides.

On peut aussi imaginer que certains perçoivent l’éducation médicale digitale comme une menace pour les réunions présencielles. Celles-ci constituent une source importante de revenue pour les PMAs (professional medical associations).

Néanmoins, la réalité demeure : concevoir un curriculum éducationnel  digital sur l’insuffisance cardiaque est un projet passionnant.

Yann Colardelle

 


Combien de temps les médecins passent-ils sur internet ? Qu’y font-ils ?

Publié le 28 avril 2011 par Yann Colardelle | Digital

Le dossier Manhattan Research “Taking the Pulse® Europe” réalisé en 2009  nous fournit des données intéressantes sur l’usage d’internet par la communauté médicale en Europe.   Cette étude qui a porté sur plus de 1000 médecins nous éclaire notamment sur le temps passé et sur la nature de leurs recherches.

On y apprend  ainsi que les médecins concernés ont passé en moyenne plus de 6H par semaine sur internet dans un objectif professionnel en incluant les emails.
D’ailleurs, 88% d’entre eux disent que l’internet est essentiel à leur pratique professionnelle.

Que font-ils sur internet ?

D’abord ils consultent leurs emails évidemment ainsi que les moteurs de recherche : plus de 38% en ont utilisé un dans les 12 derniers mois.
Néanmoins, la suite du rapport nous montre que la   « Digital Medical Education » est au centre de leurs préoccupations en surfant sur le web.

Dans les 12 derniers mois :

25% ont cherché des news médicales
24% un dictionnaire médical
23% des outils de calcul ou « calculators »
23% des guidelines de traitement

Le CME proprement,  ou Continuing Medical Education,  a fait l’objet d’une recherche pour 19% des médecins sondés.  Les « Disease Information tools » ou outils d’information médicale apparaissent presqu’au même niveau de fréquence.

Nous pouvons donc conclure d’une première approche du dossier Manhattan Research « Taking the pulse » que la « Digital Medical Education » ou formation médicale online est au centre des préoccupations  de la communauté médicale sur le web.

 


Les humbles débuts de l’éducation médicale

Publié le 28 avril 2011 par Yann Colardelle | Éducation

Pour Wikipedia, l’éducation c’est, étymologiquement,  l’action de « tirer hors de ».  Tout le débat est donc qui tire qui de quoi ou de où… il doit exister un sketch de Raymond Devos sur le sujet…

Si ce sketch existe, c’est peut-être en Grec, car les médecins grecs sont à la base de la formation de la médecine moderne, et donc de l’éducation médicale.  En effet, le besoin d’éducation dans le domaine médical est reconnu depuis les débuts de la médecine.

Hippocrate de Cos né vers 460 av. J.-C dans l’île de Cos en plein période « classique »,  est considéré comme le père de la médecine. Il a révolutionné intellectuellement la médecine, favorisant son éclosion comme discipline distincte. Son approche systématique des connaissances, le partage de règles éthiques pour tous les médecins à travers le serment d’Hippocrate peuvent être considérés comme le socle fondateur de l’éducation médicale.
Hippocrate a ainsi  favorisé l’observation, la documentation, l es « bonnes pratiques »  comme on dirait aujourd’hui.
Cela couvre l’éclairage, le personnel qui assistait le praticien, le positionnement des instruments et du patient, les techniques de bandage et de contention dans les salles d’opération[]. Il veillait même à garder les ongles d’une longueur convenable. (voir Wikipedia sur Hippocrate).
Hippocrate est ainsi le fondateur d’une véritable école, permettant la transmission des savoirs et des savoir-faire.

Galien, né vers 129 ap. J.-C à Pergame, est l’autre père fondateur de la médecine et de la pharmacie modernes.  Après son installation à Rome,  ses connaissances en anatomie et physiologie  font le succès de conférences publiques, finalement assez proche des séminaires médicaux dans le concept, ou bien de l’éducation des patients… à vous de juger.

Son œuvre écrite comporte aussi plusieurs centaines d’ouvrages, Galien ayant employé des scribes pour l’aider dans le processus de rédaction.  Son influence sur la médecine juive, musulmane et occidentale à la renaissance sont considérables.

On notera quand même que l’importance que Galien donne à la saignée n’est sans doute pas son meilleur legs  à la formation médicale.

Hippocrate et Galien ont fait figure de novateurs : nouveaux concepts, nouvelles pratiques.  Aujourd’hui, la transmission des nouvelles connaissances scientifiques demeure un défi important pour la communauté médicale.

 


Bienvenue sur Digital Medical Education, le blog de Yann Colardelle

Publié le 5 avril 2011 par Yann Colardelle | Non classé

L’idée de ce blog est née d’une session que j’ai animée à la conférence Digital Pharma Europe.

Ce workshop s’est tenu les 28-29 Mars 2011 à Ingelheim, Allemagne. Il a rassemblé 150 participants issus de l’industrie pharmaceutiques, des agences conseils ainsi que des représentants des autorités de régulation.

Il a mis en relief les besoins d’information et de débat liés à la « Digital Medical Education » ou éducation médicale online.
Les sciences de l’éducation de l’adulte constituent un champ d’investigation largement exploré. Les principes d’apprentissage chez l’adulte sont bien documentés. Malcolm Knowles en particulier a été un pionnier dans ce domaine. La notion de motivation y a été décrite comme centrale dans l’éducation chez l’adulte, pour mener au changement.

La formation médicale, en tant que transmission d’un savoir académique et pratique n’est pas non plus une activité récente. La médecine contient dans son ADN un large composant d’éducation à base de savoirs, de pratiques, de comportements.

Néanmoins, la medical education en temps que système organisé, standardisé, internationalisé, étudié, voir pensé et certifié est d’origine plus récente. Il s’est formalisé sous l’impulsion de multiples facteurs : académiques, économiques, politiques, sociaux. La medical education est aussi devenu un business, avec ses intérêts contradictoires et sa ligne de front : entre intégrité scientifique et exigences économiques.
En outre, la formation médicale doit répondre aux exigences croissantes des patients, avec leurs droits et leurs attentes, ainsi qu’à ceux de leurs familles.
Ainsi, son audience ne concerne plus seulement un public de professionnels de santé, mais aussi le grand public. A travers l’éducation médicale ou thérapeutique, le patient est aujourd’hui l’objet de campagnes de sensibilisation, de diagnostic précoce, de promotion de l’adhérence à son traitement, etc…

Cette formation médicale s’est dotée de critères de qualité et de certification. Elle donne parfois lieu à l’attribution de crédits ou points de formation médicale continue. On parle alors de formation médicale accréditée. Ce système d’accréditation est bien structurée et lisible aux Etats-Unis. Beaucoup moins en Europe. Il n’en est pas moins soumis à des évolutions et turbulences continuelles.

L’avènement de l’internet a fait entré cette formation médicale continu dans une nouvelle ère. La « Digital Medical Education » ou formation médicale online est ainsi officiellement née.

C’est cet ensemble de concepts, d’activités, de programmes, de défis, mais aussi de riche potentiel que nous explorerons ensemble dans ce blog. Avec une ambition modeste : fournir un peu de lisibilité et de visibilité à tout ceux qu’intéresse la Digital Medical Education. A très bientôt,

 

Yann Colardelle